Menu
TANGUI IMMOBILIER SARL
FLASH INFOS

Les élucubrations de Toégui : Macron de Macron tout est Macron…

Mardi élucus… Elucus de Toégui, pas éculus de Yannick Laurent Bayala.

Ça va arriver à mon argent. Mon Korô, lorsque je lui ai dit que j’allais parler de ça il m’a menacé du doigt en disant :

  • Tu es fou !? Parle pas de ça. Tu m’entends ? Parle point de ça.

Je ne parlerai donc pas de ça. Mais je vais juste parler un peu de ça, un tout petit peu. Et si j’ai un problème ce sera la faute à cet Emmanuel Macron qui est venu nous pomper l’air. Alors qu’il n’est pas si Jupiter que ça le garçon. Il ne sait même pas qui est Ousmane Sembène figurez-vous. Il l’appelle Ousmane Sembèné. La preuve qu’il a mal assimilé les leçons de son Conseil Présidentiel pour l’Afrique, ce think tank qui exige, pour y entrer, d’être mi-négro, mi-gaulois. Tiens on n’a pas vu Lionel Zinsou dans la délégation. Lionel Zinsou, ex-Premier ministre du Bénin, ex-candidat à la présidence du Bénin… et qui est à tu et à toi avec Emmanuel Macron. Lionel Zinsou ne peut plus vivre en Afrique, c’est moi qui vous le dis. Béninois ou Français ? Plutôt Français.

On n’a pas vu Lionel Zinsou mais on a vu la députée Huguette Tiégna, la fille du Sourou-Nayala qui a effectué son voyage d’initiation en attendant son intronisation dans la société secrète Macronienne.

Ainsi le fameux Macron il est venu. Je l’ai vu, mais il ne m’a point convaincu encore moins vaincu. Du hoba hoba. Moi je dispose d’une Académie avec mes Hommes du Faso. Entre Emmanuel Macron et Ismaël Béchir, je choisis Béchir. Entre Macron et Aly Badra je choisis Aly Badra. Entre Macron et Alpha Yago, je choisis Alpha Yago.

Maintenant, dites-moi les gars, c’est qui ce Serge Bayala ? Cela fait un bout de temps que je l’observe. A la radio, à la télé et sur le macadam. Mais monafion ! Par ce temps où tout le monde jette l’opprobre sur la qualité de la formation à l’Université, ce gosse fait exception. Heureux le parti politique qui l’aura. Un Français châtié et qui sait tout des Bolcheviques et du Bolchevisme. Et qui est de la nouvelle génération de Sankaristes qui ne sont pas tout à fait comme les Sankaristes d’origine. Je parle par wasard ? Non, pas du tout. Pourquoi dites-vous ça ?

Quelques jours avant l’arrivée de Macron, Maître Bénéwendé, Président de l’UNIR-PS, le premier des partis Sankaristes du Faso, a au nom de l’Alliance des Partis de la Majorité Présidentielle, animé une conférence de presse en vue de convaincre les populations à réserver un accueil chaleureux à Emmanuel Macron en vertu de notre tradition millénaire de l’hospitalité. A la fin de sa déclaration, à ma grande surprise, Maître Sankara ne leva pas le poing pour lancer « La patrie ou la mort ». Mais je me suis vite souvenu qu’il s’exprimait au nom de la Majorité Présidentielle alors que dans la Majorité Présidentielle tout le monde n’est pas « La patrie ou la mort ». Des noms de parti qui n’est pas « La patrie ou la mort » ?  Je ne sais pas trop mais j’en connais au moins un qui n’est pas « La patrie ou la mort ». C’est Laurent Bado du PAREN. Je veux dire le PAREN de Laurent Bado Le PAREN mis à part Tahirou Barry… Non je retire ce que j’ai dit. Certes Tahirou Barry fait tout comme un « La patrie ou la mort » mais je ne voudrais pas réveiller les vieux… disons les vieux anges, j’ai failli dire les vieux démons.

Une surprise plus grande m’attendait à la conférence de presse de l’APMP. A la séquence des questions-réponses un journaliste parla d’impérialisme. Maître Sankara lui retourna la question en demandant :

  • L’impérialisme c’est quoi ?

Il n’y a rien à dire, le Sankarisme n’est plus ce qu’il était.

Dans l’attente de l’arrivée d’Emmanuel Macron, beaucoup de personnes et non des moindres, Abdoul Karim Sango par exemple, beaucoup de personnes ont fait revenir à la mémoire la visite de François Mitterrand dans notre pays sous la Révolution. Je me rappelle cette confrontation entre Sankara et François Mitterrand. Une confrontation haute en couleur. François Mitterrand n’était pas n’importe qui, Thomas Sankara n’était pas n’importe qui. Un dur à cuire contre un dur à cuire.

A la cérémonie de bienvenue, Sankara ouvrit les hostilités sur les chapeaux de roues.  Lorsque Mitterrand s’aperçut que Sankara commençait très tôt à appeler un chat un chat, il s’approcha du pupitre, s’empara du discours qui avait été concocté à l’Elysée, le plia en quatre, le mit dans sa proche et fit face. On n’est pas le tombeur de Giscard d’Estaing et de Jacques Chirac pour rien. Les deux  fortes têtes se livrèrent alors à un show faisant fi des usages protocolaires.

Avant l’arrivée du Président de la République française, Sankara savait à l’avance qu’il dirait des  choses pas agréables. Malgré cela, il prit les dispositions afin qu’un accueil très chaleureux avec tous les honneurs dus à son rang soit réservé à son homologue français.

Autres temps autres mœurs ! Et rien ne doit plus être comme avant. Les néo-Sankaristes, les Sankaristes de la dernière génération qui ont pris d’assaut les abords du quartier Zogona en brûlant des pneus et qui ont  débaptisé le Boulevard Charles de Gaulle seraient-ils plus Sankaristes que Thomas Isidore Sankara  le Grand ?

Emmanuel  Macron nous a prouvé qu’il aime les expressions de chez nous. Comme « Demander la route ». Et même « Oser inventer   l’avenir ». Voilà une autre expression qui lui conviendrait bien : « Avoir les yeux secs ». Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il a les yeux secs le Macron. N’est-ce pas lui qui a intimé à notre cher Président du Faso de veiller au bon fonctionnement des installations électriques ? Et quoi encore ? De veiller à la bonne alimentation  des vaches  peut être ?

Après ces propos d’Emmanuel Macron, lorsque notre Président se leva pour se diriger vers la sortie, j’ai cru qu’il partait  jeter un coup d’œil sur le compteur de la SONABEL. Mais pourquoi n’avoir pas  envoyé Sy Chériff ? Je me  ravisai  très vite, convaincu que c’est plutôt la piètre  prestation des étudiants qui l’avait mis mal à l’aise et qu’il sortait pour ne plus rien  voir ni entendre. Mais peut-être bien  que je faisais fausse route.

Le gnontoro, y a pas son deux. Mais je vais vous dire aujourd’hui, je me méfie du gnontoro. Je ne prends le gnontoro que quand je suis à la maison. Ou quand je suis dans un lieu où j’ai tout ce qu’il faut. Lorsque je prends deux calebasses de gnontoro, dans la demi-heure qui suit il faut que j’aille au petit coin. Et ça n’attend pas… Sinon… D’ailleurs, avec ou sans gnontoro, moi dès 19  heures je ne bois plus d’eau. Sinon… C’est-ce le petit coin, le petit coin, le petit coin toute la nuit.

Il y a combien de petits coins à l’université de Ouaga ? Avec 70 000 étudiants il en faut un bon nombre de petits coins j’imagine. Et y a-t-on pensé à un petit coin V.I.P ?

Le Président de l’Assemblée nationale accompagné de députés, a fait la tournée des zones non loties de Ouaga. J’avais un ou deux mots à dire  mais aujourd’hui il n’y en a que pour Macron. Je me demande néanmoins ce que des parlementaires sont allés faire dans ces quartiers périphériques de la capitale alors qu’il y a très peu on reprochait au regretté PAN de trop s’immiscer dans les affaires de l’Exécutif. Mais allons à Macron. Macron Macron.

Minute. Pas si vite. Il y a péril en la demeure. La production céréalière de l’année accuse un important déficit. C’est le Ministre de l’Agriculture qui nous l’a annoncé. La situation serait imputable à l’arrêt précoce des pluies.

Quoi !? Arrêt précoce des pluies… Et les pluies artificielles ? Les pluies artificielles du Maroc ?... On ne m’écoute pas, on ne m’écoute jamais.  On dit que c’est Toégui l’élucubreur qui parle. En son temps, lorsqu’on faisait tomber les pluies warrr warrr, j’avais attiré l’attention de tous sur les effets néfastes de ces pluies. J’avais dit que nous devrions tenir compte que le Maroc était lui-même victime de sécheresse. Lorsque j’ai dit cela, on ne m’a pas accordé le moindre regard. On aurait pu au moins me dire : « Ferme ta gueule, sale élucubreur ! ». Mais rien. Voilà… RFI a annoncé dans la semaine qu’une grande partie du Maroc subissait de plus en plus le manque de pluie.

C’est la page 6 d’Emmanuel Macron. Donc à Macron ce qui est à Macron.

Emmanuel Macron ne rate jamais l’occasion de déclarer que la politique Africaine de la France est finie. Terminée. C’est un rêveur qui va se réveiller très bientôt. Pour l’instant son Conseil Présidentiel pour l’Afrique lui fait voir le côté jardin de la France-Afrique. Il ignore qu’à la Rue Monsieur le ministère français de la Coopération, il y a un cabinet noir dans lequel officient  dans la plus grande discrétion les héritiers de Jacques Foccart et de Guy Penne. Pour l’instant ils laissent la jeune pousse voyager à souhait afin de découvrir les réalités du monde qui sont très différentes de celles des boulevards et des amphi Parisiens. L’heure est  proche  où ils devront faire voir à Monsieur le Président le côté cour de la France-Afrique. Alors ils le feront asseoir entre quatre murs et, documents ultrasecrets à l’appui, ils lui démontreront par A+B qu’on ne peut pas mettre fin à la politique Africaine de la France parce que l’Afrique est la prunelle de la France.

 

Charles Guibo

 

 

En savoir plus...

30…50…500 millions : Des millions…Comme s’il en pleuvait ?

Pas mal de monde Samedi dernier à la Mairie de Bogodogo. J’avais accompagné Ted qui mariait sa nièce. En attendant notre tour pour la cérémonie, nous avons formé un groupe et nous bavardions à bâtons rompus. Je vis le gars qui venait vers nous. Malgré son Faso Dan Fani  pimpant je reconnus l’ex Sorbonnard. Oui, je reconnais à  vue d’œil les anciens Parigots. A leur démarche d’abord, puis à leur regard. C’est à force de voir à la Télé leurs  collègues Gaulois que j’ai acquis ce don. Il paraît qu’une matière majeure de leur école, c’est d’apprendre à pomper l’air. Dès  qu’ils arrivent quelque part il faut qu’ils en mettent plein la vue. Il faut qu’ils en imposent parce qu’ils doivent faire marcher tout le monde.

Parvenu à notre niveau, le  gars regarda Ted et ne dit rien. Puis  il me fixa des yeux et me demanda :

- Je suis Docteur Machin. C’est vous Toégui ?

D’habitude, lorsqu’on me ose cette question, d’emblée je réponds « Non ! » le temps de déceler les intentions de l’interlocuteur. Je prends cette précaution depuis ce jour où un malappris  m’a bombé la gueule au point de m’arracher  deux dents. Je m’en souviens comme si c’était hier. « C’est toi, Toégui ? » Avant même que je ne réponde « Oui ! », pan ! dans la gueule. Ya des goujats dans la cité je vous assure. Ils ne comprennent rien aux élucubrations. Il m’arrache deux dents parce que tout simplement  j’avais traité son parti politique de Tête de rat. Et vous savez ce qu’il disait sur moi à haute voix pendant que j’étais étendu sur le sol cherchant en vain à me relever ? Il criait ainsi :

- Tu te fous de nous !? Tu traites les autres de Queue de lion et nous tu nous traites de Tête de rat. Sale  élucubreur !

Lorsque je parvins à me relever je filai aussitôt porter plainte auprès de Simon Compaoré qui était Tebguéré au moment des faits. Le Tête de rat en question buvait et mangeait à la mamelle du Tukguili et Simon Compaoré était le number 3 du Tukguili. Avant même que je commence à exprimer ma doléance, dès qu’on l’informa que c’est  Toégui qui désirait le voir Tebguéré fit appel à quatre gros bras de Rood-Woko et leur intima l’ordre de me mettre dehors. Pendant qu’on me trainait  par les pieds j’entendais Tébguéré qui disait que c’est bien fait pour ma gueule !

Pauvre de moi ! On me bombe arbitrairement la gueule et celui qui devait me rendre justice déclare que c’est bien fait pour ma gueule.

Tiens tiens ! Simon Compaoré ! Ministre de l’Administration Territoriale et de la Sécurité ! Vous avez suivi à la Télé (ou en live) ce qui est arrivé à Pascal Zaïda au Rond-Point des Nations Unies ? Des  matraques, du  lacri, des  coups de pied, des gifles, des CRS. Ça cognait, ça cognait, ça recognait. Et pour finir, un beau monde embarqué dans des paniers à salade. Direction, la caserne des CRS. Ce spectacle ne vous rappelle rien. Hé hé ! Les chauffeurs routiers à Tenkodogo. Le ministre Simon Compaoré, ministre en charge de la sécurité de la République du Burkina a failli être passé au poteau  par…par des « gens bien »….Pour avoir donné l’ordre de rétablir l’ordre parce que des barrières dressées par les Forces de sécurité avaient été violées par des usagers.

A nos élucubrations ! Nous étions à la Mairie de Bogodogo je crois. Oui, c’est bien cela. Donc, lorsque « Docteur Machin » m’a demandé si c’était moi Toégui, j’avais  répondu par l’affirmative. Il me regarda alors avec dédain et dit :

Toégui, Toégui…C’est toi qui ne veut pas qu’on nous appelle « Docteur » alors que nous avons un « Doctorat « ? Je comprends maintenant. C’est normal que tu écrives toutes ces idioties. Comme on dit chez nous à Paris, tu as la tête de l’emploi : élucubreur. Cela veut dire que lorsqu’on te voit, on découvre que tu as une tête d’idiot et que par conséquent tu ne peux qu’écrire des idioties. Tu peux écrire des idioties autant que tu veux mais tu vas foutre la paix aux « Docteurs » hein ! C’est compris ?

  • Oui, Docteur ! C’est compris. Mais pourquoi dites-vous que j’écris des idioties.
  • Tu n’écris pas des idioties. Tu n’écris que des idioties. Y a rien dans ton koungolo.
  • Moi ? Des idioties ? Rien dans mon koungolo ? Comment ça ?
  • Comment ça, comment ça… Je dis que tout ce que tu écris c’est des idioties.
  • Han !?
  • Vion ! Tu n’as pas écrit mardi dernier que Ernest Nongma n’a pas pris 50 millions des mains de Gorba parce que tout simplement Ernest Nongma n’a pas déclaré à la radio qu’il a reçu 50 millions de Gorba ? Hein ?
  • Oui, je l’ai écrit.
  • Tu sais qu’en écrivant que Ernest Nongma n’a pas reçu 50  millions de Gorba tu insinues  que Daouda Simboro et ses amis UPC 2 n’ont pas non plus reçu 50 millions ?
  • Ils n’ont rien reçu. Ce que j’ai dit ça tient la route.
  • Ça tient la route… Ça tient la route. Tu es vraiment bête. Si toi tu es bête sache que Ernest Nongma et les Simboro ne sont pas bêtes come toi. Toégui, jure le moi, si toi tu étais à la place de Ernest Nongma et que Gorba vienne te voir dans ton village et te donner 50 millions sans aucun témoin, pour que tu tues ton parti, tu allais venir à la radio nationale pour le faire savoir à tout le Faso ? De surcroit un 15 Octobre, une date mémorable et par conséquent un jour de grande écoute ? Réfléchis un peu.
  • Oui, c’est ce que j’aurais fait. Je dirais ça à la radio.
  • Tu le dirais parce que tu es bête. Bête, bête, bête.
  • Non ce n’est pas parce que je suis bête, c’est parce que j’aime la vérité. Ernest Nongma aime la vérité.
  • Quelle vérité ça !? Parce que tu es bête oui. Tu connais un  homme politique intelligent ici au  Faso qui va prendre 50 millions cadeau et venir le dire à la radio ? Qui ? Donne-moi un nom.
  • J’en connais : Laurent Bado et Emile Paré.
  • Tu vois, tu confonds tout, élucubreur de merde. D’abord, Laurent Bado et Emile Paré n’ont pas reçu 50 millions mais 30 millions. Entre 50 millions et 30 millions, y a tout de même une différence de 20 millions.
  • C’est vrai, je vous le concède, on peut conclure comme ça.
  • Ensuite, Laurent Bado et Emile Paré n’ont jamais dit qu’ils ont reçu les 30 millions de Gorba mais de qui de droit en personne.
  • Ah bon ? Ça je ne le savais pas.
  • Y a beaucoup de choses que tu ne sais pas mon cher petit élucubreur. Et tu n’es pas seul. D’ailleurs les gens ont raison de croire que c’était Gorba le donateur des 30 
  • Pourquoi donc ?
  • Parce que celui qui a fait ce cadeau  devait être un animal politique. Or Gorba était un animal politique.
  • Alors ? Quel lien avec les 30 millions  et un animal politique=?
  • Quel lien ? Celui qui avait fait ce cadeau savait que c’était un cadeau empoisonné.
  • J’y comprends rien.
  • Parce que le donateur avait un plan B et un agenda caché. Il savait très bien qu’un attelage Laurent Bado / Emile Paré ne pouvait pas prospérer.
  • Parce qu’ils parlent beaucoup ?
  • Non, pas parce qu’ils parlent beaucoup. Ecoute, petit élucubreur malcauseur de mes fesses. Je t’apprends que dès les années 1980,  Emile Paré était militant de « L’Union de Lutte Communiste , ULC»  un parti situé à la gauche  de la gauche.

Ecoute encore. Sous la Révolution, Emile Paré enseignait à l’Ecole 11.0.11 (Onze – Zéro- Onze pour les Révo.)

Laurent Bado par contre a attendu la 25e Heure pour mettre le pied dans la politique active. En plus Laurent Bado déteste les Révolutionnaires autant  que les matheux. Il ne pouvait donc pas faire bon ménage avec un communiste qui n’était pas repenti.

 

Charles Guibo

En savoir plus...