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Incendie d’un poste SONABEL : Quatre disjoncteurs endommagés

1.	Les disjoncteurs ayant subi la furie des flammes 1. Les disjoncteurs ayant subi la furie des flammes

Le lundi 9 octobre 2017, le poste 90-15 kilowatt de Ouaga II, sis au quartier Gounghin, a été l’objet d’un incendie. Les raisons du sinistre sont pour le moment inconnues, mais quatre disjoncteurs ont été endommagés par le feu.

 

Il est 14 h 40 au poste 90-15 de Ouaga II de la Société nationale burkinabè d’électricité, situé dans le quartier Gounghin. Les soldats du feu, qui venaient à peine de maîtriser les flammes, pliaient bagage.

Dès la porte de l’établissement, pas besoin de demander ce qui se passe : on est pris à la gorge par une insupportable odeur de plastique brûlé. Le directeur du Transfert d’énergie, Pascal Héma, nous explique que c’est aux environs de 12h qu’ils ont enregistré une coupure d’électricité dans le centre régional de consommation de Ouagadougou . C’est suite à cela qu’ils ont été informés d’un incendie au poste 90-15 kilowatt de Ouaga II. 

Sur les lieux, ils ont constaté que c’étaient les disjoncteurs de départ (15 000 volts) qui avaient été endommagés. Selon les informations, quatre disjoncteurs ont été ravagés par les flammes. Pour le moment, les causes du sinistre ne sont pas connues.

Aucun bilan du matériel détérioré n’est non plus disponible. Cette cellule de Gounghin permet d’envoyer de l’énergie à partir de Zagtouli, grâce à l’interconnexion avec la Côte d’Ivoire, dans la ville de Ouaga. Elle produit en moyenne 15 000 volts. 

Les conséquences de la catastrophe sont énormes. En effet, ce poste produit 1/5 de l’énergie de Ouagadougou. L’énergie qui devait passer par les transformateurs et rejoindre le jeu de barre de Ouaga II ne pourra plus suivre sa trajectoire. Le ministre de l’Energie, Alpha Oumar Dissa, explique que les composants électriques dégagent beaucoup de chaleur. «Quand la chaleur qui se dégage atteint un certain seuil, cela peut créer un incendie », indique-t-il.

Et de poursuivre qu’on accuse parfois la SONABEL à tort : « On condamne souvent les techniciens, la SONABEL ou le ministère de l’Energie sans avoir une lecture objective de ce qui s’est entassé au fil des années. Nous avons des groupes aujourd’hui qui datent des années 60 ; des postes de 15, 20 et même 40 ans qui auraient dû être remplacés depuis plusieurs années… Donc il va de soi que nous soyons dans une situation de dépannage. »

Le ministre se réjouit néanmoins qu’on ait aujourd’hui une administration qui se soucie de la situation de la fourniture d’électricité et qui prend ce problème à bras-le-corps. Il sollicite donc la compréhension de la population ainsi que son accompagnement car, informe-t-il, il leur faut plus de 500 milliards de francs CFA, en plus de ce qu’ils ont déjà, afin de pouvoir venir à bout du problème d’électrification au Burkina Faso.

 

Rabiatou Congo (Stagiaire)

Commentaires   

0 #2 Megd 10-10-2017 12:28
Déjà avec la présence de tous les disjoncteurs, la Sonabel n’arrivait pas à satisfaire sa clientèle, qu’en sera-t-il de leur absence?

Est-ce que nous avons de bons managers dans ce pays? Le pays est plongé dans une léthargie sans précédent et nous assistons à plusieurs dérives. Le pire est encore devant nous. Il faut savoir lire les signes avant-coureur.

Dans un premier temps, le cas de la Sonabel. Pourquoi ne pas privilégier plusieurs pistes et dire ses quatre vérités à la partie ivoirienne qui ne respecte pas son contrat.

L’éclairage public ainsi que les feux tricolores peuvent fonctionner sans l’électricité, mais à l’aide de plaques solaires. Il suffit de renforcer la sécurisation des installations car il y a des délinquants qui peuvent s’en prendre aux plaques.

Notre administration est une grande consommatrice d’électricité. Pourquoi ne pas privilégier des installations solaires dans nos administrations?

Il en va de même pour les usines qui nous pompent énormément d’énergie. Ces usines peuvent y palier.

La Sonabel peut toujours être viable grâce uniquement aux consommateurs lambda qui pourra en bénéficier de son courant 24h/24.

Dans un deuxième temps, il est question de la sécurité du pays dans son ensemble et en particulier au Sahel. Il y a comme un deal qui ne dit pas son nom. Nous avons des complicités à tous les niveaux sinon comment comprendre que c’est le même modus operandi qu’utilisent les bandits car ce ne sont pas des djihadistes comme on veut nous le faire croire, mais plutôt des contrebandiers. Sinon comment comprendre qu’aucun renforcement au sein des commissariats et brigades ne soit entrepris?
Quel a été le but de la tournée du ministre Simon? Des individus qui se déplacent tout le temps en moto et notre sécurité est incapable de les contrôler.
Ailleurs, quand il y a des attentats, dans la semaine qui suit, on a le profil des tueurs et les enquêtes avancent à vitesse grand V. Chez nous au Burkina, nous sommes champions des enquêtes qui traînent sur plusieurs années. Sauf avis contraire, le 1er attentat sur Kwamé N’krumah n’a pas encore été bouclé sur le plan des enquêtes. Viennent s’ajouter le second et ceux du Sahel.

R.I.E.N

Qui a le bilan de la CAN 98 (Cocan 98)? Je suis preneur.

Enfin, dans ce pays, nous risquons de nous retrouver sur un sentier de crise identitaire surtout ethnique. Si l’on n’y prend garde, cela va nous péter en pleine figure un bon matin. Lorsque des autorités de partent s’incliner devant le Mogho naba, ils doivent aussi le faire chez les autres rois car le Burkina est un et indivisible. Le cas des kolwéogo n’est pas isolé et cela a failli dériver à l’Ouest. Il y a aussi le cas de Nathalie Somé qui a vite été incarcérée alors que plusieurs cas de malversation sont légions dans nos administrations . Pour certains, on n’a même pas besoin d’investigation car c’est avéré. Ainsi, un groupe du Sud-ouest est vite rentré dans la danse pour crier à la discrimination. Pour l’instant, ce n’est pas alarmant, mais c’est pierre après pierre que l’on construit un bâtiment.

Bref, le mérite de Blaise Compaoré était de respecter l’équilibre géopolitique du Burkina.
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0 #1 Nobga 10-10-2017 11:03
Et l'argent du PNDES? 18 mille milliard à consommer. Songez-y. Il va falloir accélérer la disponibilité de ces fonds rapidement, car le temps et le développement n'attendent pas.
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