Menu
TANGUI IMMOBILIER SARL
FLASH INFOS

Eliminatoires Coupe du monde 2018 : La Russie s’éloigne du Burkina

On attendait beaucoup de Bertrand Traoré, il n’aura pas été mordant, à l’image de toute l’équipe On attendait beaucoup de Bertrand Traoré, il n’aura pas été mordant, à l’image de toute l’équipe

C’est une équipe méconnaissable des Etalons qui s’est offerte aux Bafana d’Afrique du Sud, se faisant éclabousser par 3 buts à 1 le samedi 7 octobre 2017 au FNB Station de Johannesbourg en match comptant pour la 5e journée des éliminatoires du mondial 2018. Après ce naufrage collectif, le onze national n’a plus son destin en main et cède du coup la 1re place du groupe D au Sénégal, victorieux du Cap-Vert par 2 à 0.

 

Fébriles, amorphes défensivement, inexistants dans tous les compartiments du jeu et incapables de fermer leur base arrière face aux accélérations des attaques des Bafana, les Etalons ont été copieusement battus samedi dernier dans un FNB stadium de Johannesbourg quasi vide. Rarement on aura vu une équipe des Etalons autant aux abois que lors de cette 5e journée des éliminatoires de la coupe du monde Russie 2018. Partie avec la ferme intention de ramener les 3 points de la victoire, elle a chuté, et même lourdement, face à un adversaire qui était dans l’œil du cyclone.

Trop de confiance ? Possible. Peu de motivation et de concentration ? Probable. En tout cas, cette formation burkinabè, même si le match devait être rejoué, prendrait les mêmes buts, tant elle a été incapable d’opposer la moindre résistance aux vifs attaquants adverses. Et pour vraiment gâcher sa soirée, elle concède un but tout juste après 1mn 44 s de jeu. Une remise en touche, une tête en arrière en déviation et pan ! Le verrou défensif des Etalons saute. Hervé Koffi, qui pensait avoir sorti le ballon lorsque celui-ci a ricoché sur son poteau, sera surpris de voir que les arbitres indiquaient le rond central (1-0, 2e mn). Ce but « matinal » va couper les jambes aux Burkinabè, qui ne vont jamais entrer dans le match, encore moins le maîtriser.

La suite, c’est le naufrage, au propre comme au figuré. En l’absence de Yacouba Coulibaly, Steve Yago est aligné dans le couloir gauche pour colmater les brèches. A droite, c’est Patrick Malo qui s’en occupe. Il aurait pu aller permuter avec Yago. Mais ce n’était pas le plan du coach Duarte. D’ailleurs, une perte de balle du sociétaire de Toulouse en France a failli profiter aux Sud Af. Heureusement, Bakari Koné était à la rescousse (31e mn). Une minute plus tard, Aristide Bancé remplace Cyrille Bayala, pourtant vivace. Les secondes qui suivent seront fatales aux nôtres, car sur une relance du portier des Bafana Bafana, le ballon est dans le camp des Etalons et en 2 passes, voilà Percy Tau qui se présente devant le gardien adverse. Il ne se fait pas prier pour expédier la balle au fond des filets (33e mn, 2-0). La situation se complique. Les Etalons sont pris à la gorge. Mal inspirés, ils ne savent que faire du ballon. D’ailleurs, une perte de balle de Bertrand Traoré a failli occasionner le 3e but des locaux. Ce break n’était d’ailleurs pas loin, car juste avant la pause, un long dégagement de leur gardien profite aux Sud-Africains pour faire le break (3-0 ; 45e mn).

 

Une équipe fantomatique et sans inspiration

 

La messe était dite. L’équipe de Duarte était sans âme. Rien ne lui réussissait. Bertrand était l’ombre de lui-même. Les relances de Charles ne donnaient rien. Bancé n’a jamais pu frapper aux buts. La charnière centrale, Bakari Koné – Mohamed Ouattara, n’a jamais fonctionné. Dans cette configuration, il fallait s’en remettre aux balles arrêtées. Et c’est d’ailleurs Alain qui sauvera l’honneur par un coup-franc bien botté (3-1 ; 87e mn). Le réveil était tardif. Et dire que les Bafana ont joué plus de 20 minutes en infériorité numérique.

Cette défaite intervient au pire moment, car à une journée de la fin des éliminatoires, même les piètres savants de la science inexacte du football savent que les Etalons n’ont plus leur destin en main. La qualification est plus que jamais compromise avec la victoire des Lions sénégalais sur les Requins cap-verdiens (2 à 0). Le Sénégal prend même la tête du groupe avec 8 points et 2 matches en moins (il lui reste la double confrontation contre l’Afr. du Sud). Russie 2018 semble donc avoir définitivement tourné le dos au Burkina. Le rêve a-t-il pris fin ? En tout cas, le réveil est très douloureux.

 

De notre envoyé à Johannesbourg,

Kader Traoré

 

 

Résultats du groupe D

Afrique du Sud # Burkina : 3-1

Cap-Vert # Sénégal : 0-2

 

Classement à l’issue de la 5e journée

1er Sénégal : 8 points +4 (-1 match)

2e Burkina Faso : 6 points

3e Cap-Vert : 6 points -4

4e Afrique du Sud : 4 points (-1 match)

 

 

Encadré

 

Les coulisses de Johannesbourg

Les Etalons pas orphelins à Johannesbourg

 

Les Etalons n’ont pas été accompagnés dans ce voyage par l’Union nationale des supporters (UNSE). Seul son président, Ablassé Yaméogo, a effectué le déplacement. Par contre, le onze national n’était pas orphelin au FNB Stadium de Johannesbourg. La communauté burkinabè dans le pays de Mandela, avec à sa tête des jeunes comme Alassane Lankouandé et Abu Sawadogo, ont su sonner la mobilisation des compatriotes pour pousser l’équipe. Environ 250 d’entre eux qui étaient bien visibles dans les gradins, arborant des tee-shirts, soit à l’effigie de Bancé ou aux couleurs nationales ont joué leur partition. Ils ont même bravé la pluie pour ne pas abandonner les Etalons. Hélas !

A l’inverse, le public sud-africain a boudé le match. La double défaite face aux Requins bleus du Cap-Vert en est la raison. Pour une enceinte qui peut contenir 97 736 spectateurs (l’une des plus grandes du continent), il y avait à peine 15 000 personnes. Malgré le prix du billet qui est passé de 200 rands à 50 rands (environ 2 000 FCFA), les locaux ont préféré ne pas aller au stade. Il a fallu même que des hommes politiques, à l’image de Julius Malema, achètent et distribuent des billets. Malheureusement, les Etalons n’ont pas profité de cette situation.

 

Contrôle antidopage pour Charles et Paro

A l’issue du match, les Etalons ont dû abandonner leur capitaine, Charles Kaboré, et Issouf Paro au stade. Les 2 ont été soumis au processus de contrôle antidopage qui a pris plus de 2 heures horloge. A cause de ce test, Charles n’a pu se présenter à la conférence de presse. Finalement, c’est Duarte seul qui s’est prêté aux questions des journalistes.

 

Pas de temps à perdre, il faut rejoindre les clubs

Sitôt rentrés à l’hôtel, quelques joueurs ont pris la route de l’aéroport pour rejoindre leur club la même nuit. Il s’agit de Charles Kaboré, de Bertrand Traoré, de Préjuce Nacoulma et d’Adama Guira. Les autres ont pris leur vol le lendemain.

 

Duarte a regretté l’absence de Yacouba Coulibaly

Blessé, le latéral gauche des Etalons, Yacouba Coulibaly, n’a pu effectuer le déplacement à Jo’burg. Il a été remplacé au pied levé par Patrick Malo, le banni du groupe. Il nous est revenu que le sociétaire du Havre en ligue 2 française souffre d’une lésion musculaire constatée par son club. Mais avant de passer l’IRM, le garçon avait donné des signes d’espoir au coach Paulo Duarte. Mais son club ne lui aurait pas donné la permission de rejoindre la sélection, préférant garder son joueur pour une indisponibilité de 3 semaines. Pour le sélectionneur national, il s’agissait d’une petite blessure et le garçon pouvait bien jouer un match sans souci. Ce n’était pas l’avis du corps médical du HAC.

 

Trop de tension sur le banc

Le banc de touche des Etalons ne savait plus quoi faire face à la déroute de l’équipe. Non seulement il a vivement protesté après le premier but sud-africain, mais le staff technique s’illustrait par des coups de colère sur les actes d’antijeu de l’adversaire. D’ailleurs l’un des adjoints de Duarte, Narcisse Yaméogo, très remonté et montant parfois sur la pelouse, a été contraint de regagner les tribunes avant la fin du match. La tension était vive et la pilule de la défaite dure à avaler. A l’opposé, le technicien portugais, dépassé sans doute par les évènements, est resté debout devant son banc, sans s’agiter. Comme quoi, les grandes douleurs sont muettes. 

 

Les Etalons trahis par la pluie

La pluie s’est invitée au match Afrique du Sud # Burkina. A une heure du match, il pleuvait sur le quartier Soweto, là où se trouve le stade. Mais avant le coup d’envoi, le ciel s’est dégagé, faisant place à un soleil ardant. Puis ses vannes se sont ouvertes encore vers la 55e minute. A ce moment, les Bafana Bafana menaient par 3 buts à 0. Il pleuvait tellement que la prière de tous était que le terrain soit impraticable, contraignant la FIFA à faire rejouer la rencontre. C’était d’ailleurs la seule issue pour sauver les Etalons de ce naufrage. Mais que nenni. La pluie n’a pas exaucé le vœu des nôtres. Et on a vraiment pris l’eau.

 

Rassemblés à Jo’burg par

Kader Traoré

 

Commentaires   

0 #2 Sacksida 10-10-2017 09:52
Donc, la Russie 2018 s’éloigne des Etalons à cause de leurs erreurs. Nous avons perdu cette compétition de qualification quand les Etalons ont été incapables de battre des équipes au stade du 4 out, à Ouagadougou. De surcroit, cette sévère défaite face aux BAFANA BAFANA 3-1 au cours de ce math où nous avons vu toutes les faiblesses des joueurs de Paolo Duarte : Précipitations dans les tirs, mauvais centres répétitifs, remises du ballon aux adversaires, mauvaises passes, nonchalances pendants que l’équipe est menée et manque de rigueur dans les compartiments etc. Dans cette poule D, les équipes qui veulent vraiment se qualifier à la Coupe du Monde, ont joué qualitativement et efficacement au Football dans tous les matchs, que ce soit à leurs domiciles et à l’extérieur. Le Foot est d’abord, un jeu collectif, dynamique, technique et tactique. Je suggère que lors du prochain et dernier match des Étalons, il faut faire jouer les joueurs du banc de touche afin que tout le monde s’exerce. Maintenant, toute qualification à ce Mondiale étant très compromise, les Étalons doivent prendre l’engagement en ce qui concerne la CAN prochaine, de se mettre à niveau et de la remporter. C’est la seule issue qui puisse consoler le peuple Burkinabé. Courage et Salut !
Citer
0 #1 BOUDA 09-10-2017 16:47
JE VOUE ASSURE QUE CELUI QUI VOULAIT DE NOTRE élimination N'AURAIT PAS PU MIEUX FAIRE QUE DE NOUS PRIVER DE ISSOUF DAYO. EN RÉALITÉ IL COUVRE LES DÉFAILLANCES DES UNS ET DES AUTRES LORS DES DIFFÉRENTS MATCHES. QU'IL NOUS REVIENNE AU PLUS VITE.
Citer

Ajouter un Commentaire

Recopiez le code dans la cage au bas du formulaire avant d'enregistrer votre message. Merci!

Code de sécurité
Rafraîchir

Retour en haut